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Hello hello,

S’il y a bien une question qui revient systématiquement lorsque je fais des questions-réponses sur Instagram c’est “est-ce que tu aimerais faire le Meilleur Pâtissier ?”. Il y a 6 mois, je vous aurais répondu oui. Aujourd’hui, c’est plutôt non. Entre-temps, j’ai passé les castings, et je n’ai pas été prise. Me revoici aujourd’hui pour vous raconter les castings et vous expliquer, au final, pourquoi je n’aurais pas aimé y participer.

Avoir envie, envoyer sa candidature

En pleine diffusion de la dernière saison du Meilleur Pâtissier, l’envie se faisait de plus en plus grandissante de participer au Meilleur Pâtissier. Il faut dire que l’émission est plutôt positive et que ça reste un très beau challenge à relever. D’ailleurs, à ce moment-la, tout le monde autour de moi me disait d’envoyer ma candidature : amis, famille, collègues et même abonnés.

Si l’idée de passer à la télévision me faisait un peu peur, l’idée de prendre part à un concours de pâtisserie me séduisait vachement. Le seul soucis, c’est qu’il faut être disponible entre un mois et un mois et demi. Compliqué d’expliquer à son patron qu’on prend une disponibilité d’un mois et demi. Je me suis dit que vu le nombre de candidatures reçues, il y avait peu de chances que je sois sélectionnée. Le problème de la disponibilité, j’y aurais fait face si ça avait été plus loin.

Au même moment, Delphine, du blog Bakemehappy avait été approchée pour participer à l’émission. Ne pouvant pas, du fait qu’elle ai obtenu son CAP pâtissier l’an dernier, elle a donné deux noms, dont le mien. En parallèle, j’ai envoyé ma candidature via la plateforme d’inscriptions. Nous sommes le 23 octobre.

Etape 1 : entretien téléphonique et vidéo

Environ 1 semaine après l’envoi de ma candidature, le 28 octobre, j’ai été contactée par une certaine Emilie. L’entretien téléphonique est la première phase du casting. On nous demande depuis combien de temps on pâtisse, quelle est notre personnalité, quel est notre style, nos influences. L’entretien dure environ 30mn mais cela donne plus l’impression de parler à une bonne amie que de passer un entretien. A la suite de cet entretien, Emilie me demande d’envoyer une vidéo de deux minutes afin de me présenter. L’objectif est clair : séduire sa chef. Il faut être dynamique, joviale.
Gros coup de stress. Je réfléchis encore et encore à ce que je vais préparer comme vidéo. Finalement, je décide de faire une introduction où je danse avec mon chat sur Happy de Pharel Williams, puis de me présenter brièvement avec quelques blagues bien pourries, dont moi-seule ai le secret. Je retrace mon parcours, d’où me vient ma passion, ce que je préfère pâtisser, pourquoi j’aime pâtisser. Le lendemain, j’envoie la vidéo à Emilie.

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Création technique imposée : la tarte chocolat, pâte sucrée et décor en chocolat

Etape 2 : l’interview filmée et la présentation des gâteaux.

Le 30 octobre, on m’annonce que je suis sélectionnée pour la suite des castings. La suite? Venir dans les bureaux de la BBC à Boulogne-Billancourt afin de présenter deux gâteaux et réaliser une interview filmée. Je dois, en parallèle, remplir un questionnaire en ligne où on me repose les mêmes questions : présentation, métier, d’où vient ma passion pour la pâtisserie, quelles sont mes influences, etc.

Le rendez-vous est pris pour le 13 novembre à 11h. Je pose donc une demi-journée afin de m’y rendre. On m’annonce également que je dois venir avec :

  • 1 création technique imposée : une tarte au chocolat avec décor en chocolat et fond de tarte en pâte sucrée.
  • 1 création artistique de mon choix et qui me ressemble
  • 1 photocopie de ma carte d’identité.

J’ai donc un peu moins de deux semaines pour trouver ce que je vais proposer. J’enchaine les essais de tarte au chocolat, jusqu’à réaliser mon association parfaite : la tarte aux deux chocolats et fève tonka. J’étais, je dois l’avouer, complètement perdue sur la décoration en chocolat… je ne savais pas quoi faire. Avec un peu de recul, je n’aurais pas proposer cette décoration-là.

Il me fallait aussi me creuser la tête sur la création artistique. Puisque la création technique était une tarte, je voulais proposer un entremet. Le CUBIK Peanut avait fait un tabac quelques semaines avant, j’ai donc décidé de présenter cet entremet. D’autant plus qu’il a une histoire, puisque c’est l’une de nos créations gourmandes.
En parallèle, j’ai lu beaucoup d’articles de blog de personnes ayant participé aux castings. Je voulais savoir à quoi m’attendre et me préparer.

Le 13 novembre, je commande donc mon Uber pour me rendre à Boulogne (hors de question de me trimballer les gâteaux en métro). D’ailleurs, je plains ceux qui viennent d’autre part que de région parisienne. Quelle pression de se trimballer ses deux gâteaux jusqu’à Paris.
J’arrive un peu en avance et patiente. Puis, Emilie vient me chercher. Elle me met tout de suite à l’aise. Je lui présente mes deux gâteaux, qu’elle prend en photo puis met au frais. On passe alors dans une petite salle avec le fond “Le Meilleur Pâtissier” et on commence l’interview. Ce sont toujours les mêmes questions à l’exception d’une : “Que feriez-vous si vous rencontriez Cyril et Mercotte?”. Euhh… je dois me la jouer groupie là? Car clairement, ok je serais heureuse mais je ne vais pas crier partout ou pleurer. Je réponds avec le sourire, je fais des blagues. Puis, je dois présenter ma création artistique devant la caméra et raconter son histoire. Suite à cela, on procède à la découpe des deux gâteaux pour qu’Emilie puisse les prendre en photo. Elle m’explique que Benoit Couvrand passera dans la semaine pour prendre des parts et les goûter avec son équipe afin de donner une “note”, et que mon interview sera visionnée par ses supérieurs. En fonction des deux retours, je passerais ou non à l’étape 3, la dernière.

CUBIK Peanut entremets cacahuète praliné passion recette pâtisserie léa pâtisseries inspirées
Création artistique : entremet Cubik Peanut

Et ce fût la fin de l’aventure…

L’étape 3 est une épreuve directement tirée de l’émission Le Meilleur Pâtissier en condition réelle de tournage, avec caméraman, épreuve imposée, etc.

Malheureusement (ou pas), je n’ai pas été sélectionnée. Emilie m’avait informé qu’il y avait deux épreuves de prévues, les samedis 24 novembre et 1er décembre. N’ayant pas eu de retours, j’ai tout de suite compris que je n’avais pas été sélectionnée et j’ai ressenti… du soulagement !

Comme Emilie m’avait dit que, quoi qu’il arrive, elle me préviendrait de ma sélection ou non, je l’ai finalement relancée le 22 janvier (oui, toujours plus d’attente avant de relancer). Elle m’a finalement répondu le 1er février que je n’avais pas été sélectionnée. Par curiosité, je lui ai demandé si elle savait pourquoi (gâteau ou personnalité)? Elle m’a simplement répondu qu’elle n’avait pas l’info, que j’avais été super en casting mais que la sélection était rude.

Pourquoi suis-je finalement soulagée de ne pas avoir été sélectionnée?

Tout d’abord, comme je le disais en début d’article, la question de la disponibilité d’un mois et demi pour participer à l’émission Le Meilleur Pâtissier était compliquée. Je travaille dans une petite agence et j’appréhendais beaucoup de devoir demander une disponibilité si j’avais été sélectionnée.

Ensuite, je ne suis pas très compétitrice et j’ai eu peur que cela me “bouffe”. Je me suis dit que je serais en compétition avec moi-même avant tout, mais la compétition a tendance à révéler des natures parfois agressives. J’avais peur que cela se passe mal et de finalement garder une mauvaise image de l’aventure.

Enfin, passer à la télé. Suis-je vraiment faite pour ça? Je ne pense pas. J’aime contrôler mon image, chose qu’on ne peut pas à la télé. Quels aspects de ma personnalité auraient-ils mis en avant? Aurais-je été à l’aise face aux caméras? Et l’après? Oui, ça ouvre de belles opportunités mais plus les jours passaient, plus je me disais que la télé ce n’est pas fait pour moi.

D’ailleurs, comme je le disais plus haut, j’ai été soulagée quand j’ai vu qu’on ne me rappelais pas et j’ai moi-même mis deux mois à les relancer (sous la pression de mon copain). Je pense que c’est une merveilleuse aventure, mais je pense pas que ça m’aurait plu.
Cependant, je ne regrette pas d’avoir tenté les castings… mais je ne recommencerais pas l’an prochain.

Voilà, vous savez désormais tout. Il est fort probable que ma patronne découvre ma participation au casting via cet article (Odile, je ne voulais pas t’inquiéter avec quelque chose qui avait peu de chance d’arriver!). Mais voilà, c’est une belle expérience, qui n’a pas abouti et c’est très bien ainsi.

Et vous, vous avez déjà passer un casting ou participer à une émission de télévision?

N’hésitez pas à partager vos réalisations en me tagant sur instagram, en utilisant le hashtag #lestutosdelea ou en me les envoyant sur facebook.

Belle journée gourmande à tous !

2 Comment
  • Maxime dit :

    J’aime toujours bien lire ce genre d’histoire (tu n’es pas la première à rater le casting et à en parler !).
    Honnêtement je pense que LMP est un accélérateur pour les projets, mais rien de plus. Si le blog, chaîne YouTube, etc derrière n’est pas de qualité, bien ciblé, bien référencé, ça n’aurait pas beaucoup aidé d’être passé à la télé.
    D’autant que les saisons s’enchaînent et que de plus en plus de candidats veulent se reconvertir. Je ne citerai pas de noms, mais il y a overdose d’ateliers de participants du LMP, certains ont du mal à se remplir d’ailleurs. Idem pour les blog/chaînes, y en a pas des masses qui fonctionnent comme activité à 100%. Ceux de la dernière saison vont vite être éclipsé à l’automne prochain, et ainsi de suite.
    De mon côté j’ai jamais pu participé à cause de mon CAP, mais je crois pas que j’aurais tenté l’aventure, et je n’aurais pas correspondu au profil type de candidat de toute façon ! C’est de la télé avant d’être de la pâtisserie.

    • Lea_scz dit :

      Coucou Maxime,
      Je trouve que ton commentaire est à 100% vrai. Oui, ça peut être un véritable accélérateur de projets, et clairement ça peut être une jolie opportunité. Mais il faut que derrière, il y a ai du travail sérieux et professionnel pour « transformer l’essai ». Le « marché » des bloggeurs culinaires sature, nous sommes tellement ! Certains arrivent à en vivre, d’autres non, d’autres le font simplement par passion et non par « appât du gain ». Je pense que ça demande beaucoup de sacrifices, il faut être prêt à les faire (est-ce mon cas? je n ‘en suis pas sûre).
      Je suis finalement très bien chez moi, à faire ma petite pâtisserie sans aucune pression, à échanger et à partager. Etais-je prête à me soumettre au regard de tous? Je n’en suis pas sûre.
      – Léa

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